09/07/2012

Comines : La Fête des Marmousets 2012 fera la part belle au folklores régionaux.

marmousts.jpgComme vous le savez peut-être déjà, le thème du cortège des Marmousets 2012 sera lié aux folklores régionaux de Belgique mais également du Nord de la France. 

Certains ont une réputation qui dépasse nos frontières. (Itinéraire et ordre de passage en fin d'article).

L’histoire du Marmouset

Des petits gars déguisés en « marmousets » défilent dans le cortège de juillet !

Sur les chars, les métiers des rubaniers sont classés parmi les antiquités. On a chanté le « poulbot » de Paris… »Manneken-Pis », le « ketje » bruxellois.

Voici qu’en nos murs on fête aujourd’hui le mémorable « marmouset » cominois !

C’était un gamin brave et courageux, qui, de bonne heure, par matin brumeux…longeait les murs aux grandes cheminées…d’où sortait la chanson des métiers à tisser.


Hardiment, avec sa musette sur le dos, il martelait les pavés de ses sabots… Bien enveloppé dans son tablier bleu, foulard au cou, sifflant sur un air joyeux « Epeûleû », il était parfois le souffre-douleur des esprits chagrins, des esprits moqueurs. Mais malgré les déboires de certains jours, aux rubaniers, il jouait quelques tours ! Des tours pas bien méchant, histoire de s’aguerrir…

Faire rire les copains, c’était son seul plaisir ! Puis, il s’esquivait, son couvre-chef de travers…Sous la visière brillait son regard clair…Enfin le samedi soir, fier comme Artaban !  Il offrait sa paye à ses pauvres parents..Sa paye…quelques sous dans le creux de sa main ! Dans son cœur l’espoir d’être rubanier demain !

Des petits gars déguisés en « marmousets » défilaient dans le cortège de juillet !

Voici une présentation succincte des groupes folkloriques régionaux présents cette année : 

masuis1.jpgLa Frairie des Masuis et Cotelis jambois 

La cité mosane de Jambes (Namur) a présenté pendant des siècles un aspect rural très prononcé.

Sur les coteaux, les « Masuis » cultivaient la vigne et le houblon alors que les bords de Meuse, les « Cotelis » s’adonnaient à la culture maraîchère. C’est au début de 1960 sous la houlette de messieurs Mosseray et Briac que fut créé le groupe folklorique. Son objectif principal est de ressusciter et de maintenir par la danse les traditions ancestrales de la région.

Le répertoire de danses est très varié. Axé principalement sur la danse traditionnelle de Wallonie, le groupe fait revivre matelots, quadrilles, passe-pied et autres pas traditionnels, en veillant à conserver leur esprit et exactitude. Les musiques interprétées ont pour la plupart été retrouvées dans des carnets de ménétriers, et spécialement pour notre région, dans les carnets d’un musicien Jambois, Monsieur Van Den Bril. Certaines chorégraphies ont été créées pour figurer dans le cadre de pièces de théâtre wallon, de même que pour accompagner des musiques composées par E.Montellier.

Source : www.fgfw.be/masuis 

djales002b.jpgLes Djoyeux Djales di So Corti 

Il y a longtemps, vivait à Cortil un énorme dragon qui terrorisait la région.

En plus de ses ravages, il exigeait chaque année d’avoir la proie d’une jeune fille de 16 ans. Les habitants se soumirent deux fois à la cruelle exigence. La troisième année, Bietmé, un garçon rusé et habile, décida de duper la bête et de s’en débarrasser. Il remplaça l’otage par un vigoureux loup.

Le jour fatal, le monstre trouva un loup enragé et affamé. Furieux le dragon attaqua le loup mais ce dernier s’accrocha au cou de son adversaire. Le dragon le tua, mais blessé, il fut cloué au sol par l’épieu de Bietmé. Les Cortisiens, cachés dans le bois, accoururent et transpercèrent le monstre.

Le sang du dragon se transforma en un petit étang en forme de cœur et à l’eau limpide. 

Le groupe évolue à travers le temps. Le groupe se créé en 1954 autour de jeunes gens de Cortil (hameau de Tilff, à 12km de Liège) qui se rassemble à l’occasion du carnaval et qu’il baptise les « Les Djoyeux Djales di So Corti ». E, 1957, un diable géant apparaît, Bietmé li Spitant. Il mesure 4m de haut et pèse 70kg. Lors des défilés, 4 ou 5 porteurs se relaient dans le géant. En 1969, apparaissent les « diablesses ». Elles représentent les jeunes filles de la légende. (Source photo :   http://djales.fgfw.be/)

mantebelge.jpgLa Mante belge 

La danse du lion : un prolongement du kung-fu traditionnel.

Acrobaties époustouflantes sur pilotis d’un à trois mètres, féérie des couleurs, cuivres et tambours envoûtants…La mage de l’Orient ! Ce qui vaut aux équipes d’animer dans toute l’Europe et de prester sur la scène mondiale, à Pékin, Rome, Paris, Catagne, Nice… Nos équipes de compétition de danse du lion participe régulièrement aux compétitions en Chine. En 2004, elle a obtenu la 3ème place du championnat du monde qui s’est déroulé à Shangaï. Une pratique symbolique d’où l’art martial n’est pas exclu…

Animal mythique, le lion est omniprésent en Chine. Bien que la Chine ne connaisse pas le lion (seul le tigre existe réellement dans l’Ancien Empire), cet animal représente pour les Chinois la prospérité. Il symbolise l’élément Yang, la force et la bonté.

Il a surtout inspiré les adeptes des arts martiaux qui, à travers les danses, affichent les principales qualités requises par leur art : équilibre, synchronisme, contrôle émotionnel, nerfs d’acier, condition physique, précision,… 

On illustre  aussi la danse du lion par cette fable : Dans la région de Foshan (dans la province du Canton), on raconte qu’un monstre serait apparu dans la campagne, sorte de bête cornue aux yeux écarquillés et à la gueule énorme qui ravageait les cultures. Face à cette calamité venue d’ailleurs, les malheureux paysans inventèrent le stratagème suivant : ils fabriquèrent une tête de lion factice et exhibèrent celle-ci devant le monstre dans un concert de gongs et de tambours. Effrayé autant par le tintamarre que par ce spectaculaire rival, la bête s’enfuit pour ne jamais revenir. On retrouve dans ce mythe une des fonctions principales de la danse du lion, qui est de chasser les démons et les influences néfastes. Ainsi ce stratagème des paysans du Foshan est renouvelé à chaque nouvel an chinois, pour protéger la communauté contre les maux qui la menacent et célébrer le début d’un nouveau cycle. Danse sollicitée pour tous les évènements à grands espaces, le dragon articulé par sept ou neuf danseurs est également guidé par les cuivres, gongs et tambours chinois…Le dragon est, sans nul doute, l’âme chinoise qui ressurgit. (Source photo : http://www.mantebelge.be)

W_CANADIENS_120596.jpgLa Garde Mobile canadienne 

Rempli d’enthousiasme non seulement par l’opérette « Rose-Marie » mais également par l’uniforme de la Police montée canadienne, Jean-Baptiste Allard n’aura de cesse de reconstituer les éléments de cette police si particulière. Le 14 août 1945, il se rend à l’Ambassade du Canada à Bruxelles. Reçus chaleureusement, ils en reviennent avec un drapeau. La Garde mobile canadienne est née. Forte de 20 membres lors de sa première sortie en 1946, la société présente l’année suivante 35 hommes, une fanfare et un escadron à cheval qui fait sensation.

Alliant vérité historique et imagerie d’Épinal, les uniformes des Canadiens sont de trois types : la tenue de la Police montée canadienne, un costume de trappeur symbolisant le célèbre Davy Crockett et, depuis quelques années, des uniformes féminins caractérisés, notamment, par des coiffures noires garnies d’un ruban jaune.

Jusqu’en 1976, la Garde mobile canadienne défile avec son emblème d’origine: fond rouge avec drapeau britannique dans le coin supérieur gauche et blason du Canada. En 1977, elle reçoit un second drapeau frappé de la feuille d’érable rouge entre deux bandes rouges. Ces deux emblèmes, offerts par l’Ambassade du Canada, en font la seule société à marcher derrière des drapeaux officiels. (Source photo :  http://www.madeleine.be )

haguete001.jpgLu Mesnie Dol Haguete du Mam’di 

Fondée le 15 mars 1966, ce groupe folklorique présente en particulier la Haguète, le plus représentatif du carnaval malmédien, et les autres masques traditionnels de Malmédy. Depuis le carnaval de 1968, la Mesnie prend part au cortège du dimanche après-midi, accompagnée d’une fanfare.

Dès 13 heures, les haguètes se rassemblent sur la place principale de Malmédy et y effectuent la « Danse de la Haguète ». Puis, les Haguètes cèdent la place au groupe des arlequins (Harlikins) qui présentent au public « Le Combat ». Les malmédiens fêtent le carnaval depuis plus de 5 siècles. Dans la cité de la Warche, le Cwarmê est un évènement majeur de la vie folklorique.

Le Cwarmê, comme son nom l’indique, est un carnaval wallon. Il est un carnaval « interactif » où le jeu des masques – appelé ici rôle – associe le public non masqué. Dans ce sens, il est unique en Wallonie. Haguètes, Vèheux, Boldjîs, Lonkès-brèsses, Longs-ramons, Hârlikins,…sont solidaires d’une mascarade haute en couleurs, vivante, animée où chacun oublie un moment la réalité du quotidien. Mais il n’est pas question de faire n’importe quoi ! Dans la débandade de la rue, chacun sait exactement les actes qu’il doit poser. Outre ses activités à Malmédy, la Mesnie a eu l’occasion de présenter son folklore lors de festivités à Bruxelles, Liège, Namur, Essen (D), Biarritz (F), etc…Une renommée internationale. (Source photo :   http://haguete.fgfw.be/  )

Itinéraire du cortège 2012 

Rue des Moulins, Rue du Fort, Rue du Faubourg, Rue de la Procession, Rue des Canons, Rue de Warneton, Rue de Wervicq, Rue d’Orléans, Rue du Chemin de fer, Rue de la Gare, Show final sur la place Sainte-Anne.

Ordre de passage  

  1. Les portes étendards
  2. Draposmaaiter
  3. Harmonie Royale Comines
  4. Calèche de Miss Comines
  5. Calèche des dauphines de Miss Comines
  6. Calèche de Mister Comines
  7. Philippe Hovyn
  8. Les 3 notables, escorte de Philippe Hovyn
  9. Char du métier de maison
  10. Charrette à bras
  11. Simon, le rubanier
  12. Les marmousets (24 élèves du Collège Saint-Henri)
  13. Luc, le marmouset
  14. 1er Régiment des Grenadiers à pied de la Vieille garde impériale
  15. Char du métier français
  16. Grande Gueuloute et Petite Chorchire
  17. La mante Belge *
  18. Jean Prout et Sophie Patard
  19. Royale FASAM Orchestra
  20. Les Moines et Moinettes de Ploegsteert
  21. Lu Mesnie Dol Haguete du Mam’di *
  22. Char de la navette
  23. La Frairie des Masuis et Cotelis jambois *
  24. Char du petit matériel
  25. Les Vénitiennes
  26. Char des armatures
  27. La Garde mobile canadienne S.R. *
  28. Les Djoyeux Djales di So Corti *
  29. Char du métier manuel
  30. La Royale Fanfare d’Huissignies
  31. Le Comité du Gheer
  32. Les Parois tilffois
  33. Le Comité du Moulin Soete
  34. Les Paysans de Mont Sainte-Aldegonde  

(* voir détail dans l’article) 

parcours.jpg

Source image Marmouset : http://mcomineswarneton.skyrock.com

Merci à Julien pour les nombreuses infos.

Source histoire : Brochure de la fête des Marmousets