28/03/2012

Inondations du 5 mars : Philippe Mouton, conseiller communal Ecolo réagit.

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Vallée de la Douve au Bois Dumortier le lundi 5 mars à 17h30.

Suite aux inondations survenues le 5 mars 2012 sur dans le canton et après avoir publié le communiqué de Monsieur le Bourgmestre, Philippe Mouton, Conseiller Communal du groupe PS-Ecolo souhaitait nous faire part de ses constatations et de ses solutions pour éviter que cela se reproduise plus.

Il débute par les faits qui se sont produits le 5 mars : "Chutes de neige abondantes durant la nuit de dimanche à lundi suivies de fortes pluies pendant une partie de la nuit et dans la journée jusque vers 17h30"Chiffres : plus de 50 litres en moins de 24 heures.


Selon le Conseiller Communal Ecolo certaines des causes sont à rechercher dans l’aménagement du territoire et la transformation de l’agriculture. « On a souvent laissé bâtir dans des zones inondables que l'on avaient remblayées auparavant. Les sols tassés et nus n'absorbent plus comme des sols meubles. Il y a moins de prairies qu'avant et plus de champs, l'érosion s'y développe plus vite et contribue à boucher les voies d'eau. Le poids des machines d'entretien fragilise les berges. Le flux arrive avec plus de rapidité et de force dans les cours d'eau de seconde catégorie comme la Douve, le Kortekeer et la Warnave ».

Les erreurs commises seraient le remblai dans les vallées et les zones inondables, la reprise d’érosion dans les terrains remblayés qui sont meubles par définition.

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Le Kortekeer à Houthem.


Les têtes de pont souvent bouchées le long des fossés qui bloquent le flux et provoquerait les débordements localement. Il parle aussi des débordements comme ceux du chantier de la Douve provoqués par d’une part par le rehaussement des terrains adjacents et d’autre part le goulot du pont de la rue d’Ypres ainsi que la difficulté de curage sous ce pont.


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Travaux de la Douve avec la hauteur de l'eau qui dépassait les barrières, on voit encore la paille des roseaux qui correspond à la hauteur maximale de l'eau


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Pont sous la rue d'Ypres à Warneton


« Les travaux clandestins effectués sans permis ou autorisations mais aussi certains travaux aberrants autorisés par les autorités et les constructions en zones inondables font également partie des erreurs commises » ajoute-t’il. 

Selon Philippe Mouton les ponts et leurs ouvertures plus ou moins étroites qui font office de barrage et de goulots font partie des impondérables. « Ces ponts servent des voieries et présentent des ouvertures plus ou moins importantes ». Il est important de conserver des zones inondables juste à l'amont de ces endroits.

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Le Pont Mallet sur le Kortekeer à Houthem à 16h30 le lundi 5 mars


Selon lui, le curage est un remède à court terme qui ne se suffit pas à lui-même. Il faudrait aussi un répertoire des dégâts, un répertoire des maisons inondées, un répertoire des zones inondables et surtout établir des données qui soient fiables afin que tout ceci serve de leçon.

Il propose ensuite des solutions comme conserver à tout prix les zones d’extension de crues. « Il faut corriger les erreurs du chantier de la Douve, recréer le chenal plus large entre l’embouchure de la Douve et la Lys rectifiée. Gérer les boues avec un filtre presse et les évacuer en décharge. Il faudrait aussi éviter l’érosion des sols par de la végétation de couverture et ralentir le flux des eaux d’écoulement pour qu’il ait moins d’action érosive. Il faut aussi planter des haies à certains endroits, adopter une vision globale du problème et avoir une gestion coordonnée des écluses. ».

Il faut aussi réaliser des travaux de grande urgence en aval de la rue d'Ypres, le long de la chaussée de Warneton pour protéger les habitations de la Chaussée de Warneton où "l'érosion est catastrophique".

 

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Protéger les habitations de la Chaussée de Warneton en aval du pont de la rue d'Ypres. Erosion catastrophique. 


"Il faut absolument conserver plusieurs zones inondables à Comines. Nous voulons être constructifs en insistant surtout sur les solutions que nous mettons en évidence à la fin de ce petit dossier. Il faut que çà n'arrive plus et que même si c'est exceptionnel, une meilleure gestion aurait conduit à moins de dégâts" conclut-il.

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Franck Clarion

17:45 Publié dans Comines-Warneton, Société | Lien permanent | |  Facebook | | |  Imprimer | |