20/12/2011

Ploegsteert : Commémoration de la trêve de Noël


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Journée commémoration, près de cent ans plus tard, des figurants- soldats ont fait une réplique tout à fait réaliste de ce qu'il se passait pendant les guerres de tranchées.

On peut imaginer ce qu'était la vie d'un soldat à cette période de l'année…Les hommes vivaient dans des trous sans aucun confort loin de leur famille et sans aucun moyen de communication moderne. Ils étaient là, à la belle étoile sans aucun moyen de s'abriter, ni d'être au sec.

Si par malheur, le soldat était mouillé par la pluie, il y restait pendant longtemps.

Des combats par des températures souvent très froides, certains soldats deviennent fous. Les survivants seront marqués à vie par l'horreur du combat. Lorsqu'une bataille durait longtemps, les unités se relevaient, pour éviter qu'une même troupe ne fût décimée au front.


La tranchée, c’est l’endroit où le soldat passe le plus de temps. Ce sont des chemins de bataille creusés dans la terre dans le but de protéger les troupes contre les attaques ennemies. Il s’y bat, mais passe la plupart de son temps à y dormir, y manger et s’y distraire. La vie dans les tranchées a souvent été horriblement dure. Le danger permanent, le froid en hiver, les rats, les poux, les odeurs nauséabondes, l’absence presque totale d’hygiène et le ravitaillement mal assuré. La pluie et la boue ont été de grands ennemis pour les soldats.

Les soldats habitaient des tanières creusées dans le sol et recouvertes de troncs d'arbres et de branchages.  La brutalité de la guerre était à son apogée, ils vivaient et mouraient dans les tranchées, très peu en sortirent indemnes.

La trêve de Noël 1914.

Les soldats un peu perdus dans la nature pour la plupart sans savoir où ils se trouvaient, loin de leur famille, loin de leur terre attendaient avec impatience la fin de la guerre qui leurs avait été promise pour Noël.

Les militaires se sont serrés la main entre ennemis plutôt que de serrer son fusil. Chacun y va de ses petits cadeaux. ! On se découvre entre voisins de tranchées. Jusque-là, on s'entendait parler, tousser, rigoler. Mais là, l'ennemi a un visage…pourquoi continuer cette guerre sans fin alors que celle-ci est toute proche.

Certains soldats avaient à l'époque été fusillés comme exemple afin que d'autres ne fassent la même chose.

Ce fut également une période propice pour l'enterrement des morts qui gisent entre les lignes. Les deux camps tiennent à rendre les honneurs. On savoure aussi le calme, le silence, irréels. On parle peu de la guerre, sujet tabou. Il est vrai que le Code pénal de l'armée n'avait pas prévu ce cas de figure.

Pour nous qui étions là afin d'observer, les figurants nous avons pu imaginer un petit laps de temps ce qu'était la vie dans les tranchées, car de surcroit nous n'avons pas vécu ce temps mais simplement imaginé.

Entre les tirs d'obus, la pluie, le vent, la puanteur des cadavres, les rats…ces hommes ont vécu un vrai enfer.

Personne aujourd'hui ne leur en voudra d'avoir ne fusse qu'un seul instant eu un peu de paix, d'avoir sympathisé avec l'ennemi, et même de s'être renseigné mutuellement lors d'attaque de tranchées.

Nous avons pu admirer, les quelques dizaines de mètres carrés de ce front, la commémoration que l'on peut citer d'inhabituelle a été reproduite de belle manière.

Personne n'est capable de reproduire avec exactitude cette période là, mais ce que nous avons vécu aujourd'hui ne devait pas être très loin de la réalité.

Par la suite, les soldats, après avoir fraternisé ont joué un match de football. Un moment dans l'histoire qui restera gravé à tout jamais.

Sandy Sutherland