02/04/2014

Un Cominois dit non aux frites bruyantes de Clarebout

IMG_1705 - Copie (Copier).JPGLa plainte est arrivée jusqu’aux oreilles des conseillers communaux qui, lundi soir, ont discuté du cas Clarebout.

L’entreprise spécialisée dans la pomme de terre est accusée de pollution sonore par un habitant qui n’en peut plus de la sourdine provenant du site de Warneton. « La patate me rend insomniaque, dénonce-t-il. Je n’en peux plus. »

Noël Hommez est un Cominois excédé ! Cet habitant de la chaussée du Pont Rouge à Warneton, est fatigué du bruit de fond continu provenant, assure-t-il, de son voisin industriel Clarebout. « Je suis malade du bruit, déclare le sexagénaire. Je me réveille toutes les nuits. ça me tape sur le système ! Ma femme aussi souffre. Nous sommes devenus insomniaques à cause de cette usine.  » Le trafic des poids lourds qui approvisionnent le site en matières premières et le ronronnement des chambres froides affolent les oreilles de celui qui dit se battre depuis cinq ans pour que cesse cette pollution.


Lundi soir, le cas de ce citoyen a été relayé au conseil communal par un membre Ecolo de l’opposition, Philippe Mouton. «  Je me suis rendu au domicile de Noël Hommez, explique le conseiller. Le bruit était impressionnant. Il fallait hausser la voix pour se faire entendre.  »

Le bourgmestre Gilbert Deleu (Action) entend bien la remarque mais minimise l’influence de la commune car l’entreprise est classée 1 en fonction de ses capacités de stockage, de la puissance des machines et du tonnage de production. «  Nous avons une réunion à l’usine avec la police de l’environnenemt d’ici la fin de semaine. Cette instance va vérifier les dispositions prises par Clarebout pour réduire ces nuisances. Il faut comprendre que Clarebout, qui représente 250 emplois, installe une 3è ligne de production.  » Le bourgmestre de Comines-Warneton est plutôt confiant et parle d’accident dans le chef du gestionnaire de l’entreprise.

Pour Philippe Mouton, l’intervention de la police de l’environnement ces jours prochains, n’est pas anodine. «  Il y a eu une autre plainte en juin 2013 émanant d’un habitant situé à 800 mètres de l’usine. Un vrombissement continu a été constaté en pleine nuit. Je pense que la visite de l’inspection de l’environnement fait suite à cette plainte. Soit 9 mois de délai.  »

«  Nous voulons juste le respect des normes légales de tolérance des décibels  », insiste Philippe Mouton. La police de l’environnement tranchera. C.B.

Avec l'autorisation de Nord Eclair

10:30 Publié dans Comines-Warneton | Lien permanent | |  Facebook | | |  Imprimer | |