22/02/2013

Sport: la province du Hainaut veut supprimer les subsides des organisateurs.

Prov-Hainaut-sorts-et-jeunesse.jpgC'est Jean Luc Vandenbroucke qui a lâché le morceau, la province du Hainaut a tenté de lui faire signer une charte disant que les subsides seraient retirés si un coureur était contrôlé positif sur l'une des courses qu'il organise!

Cette charte ne s'arrête, visiblement, pas aux courses du Samyn ou de Binche Tournai Binche qu'organise le Mouscronnois, c'est tous les organisateurs d'évènements sportifs qui pourraient être concernés.

L'affaire commence à faire grand bruit et il ne faut pas s'appeler Nostradamus pour comprendre la véritable manœuvre de la province du Hainaut. Le but de cette charte est tout simplement d'utiliser le problème du dopage pour argumenter des économies sur les subsides.


En aucun cas, menacer ou sanctionner un organisateur pourrait avoir une influence sur le dopage. Bien au contraire même, on se retrouverait avec des organisateurs hostiles aux contrôles. 

Parallèlement, la province du Hainaut se vente d'investir plusieurs millions dans la construction de nouvelles infrastructures sportives. A quoi bon avoir des infrastructures si les organisateurs n'ont plus les moyens d'y organiser des compétitions?

Dans un communiqué d’Yves Lardinois, le député provincial hennuyer en charge des Sports, on apprend que ce serait à l'organisateur de lutter contre le dopage. Difficile à imaginer quand on sait qu'une majorité d'organisateurs ont énormément de mal à clôturer leur budget. L'affaire Armstrong a aussi prouvé que les sportifs sont bien armés pour contrer les contrôles et que seuls quelques maladroits se font coincer. Qu'est ce qu'un petit organisateur d'épreuve pourra faire pour y remédier? Rien, bien entendu...
Voici la réaction que Jean Luc Vandenbroucke a confié à l'agence Belga: "Il est dans tous les cas impossible, en l'état actuel des choses, de gérer les contrôles de 200 coureurs avant le départ d'une course professionnelles ou d'une course tout court. Que la Communauté Française vienne contrôler les 200 coureurs avant le départ. Mais comment organiser cela ? Le Hainaut a toujours aidé les organisateurs de courses cyclistes à proposer ce spectacle gratuit qu'est le vélo. Le problème du dopage n'a rien à voir avec cette dimension. Comment aller contrôler les coureurs avant le départ? D'autant plus que, pour une course d'un jour, ils ne sont pas obligés d'aller dans un hôtel. Que la Province nous propose donc une solution! Mais le dopage n'est, me semble-t-il, pas dans ses attributions. C'est plutôt du ressort de l'UCI, des fédérations, de la Communauté Française. Nous, organisateurs, nous voulons des contrôles. Mais ce n'est pas à nous à les organiser, ni à en subir les conséquences." 

Olivier Dezeure.

13:08 Publié dans Sports | Lien permanent | |  Facebook | | |  Imprimer | |